Le service de vidéo à la demande (VOD) américain Netflix fait beaucoup parler de lui ces derniers temps et ce n’est que le début, puisqu’il va bientôt arriver sur le marché français. Ce lancement risque de bouleverser les habitudes culturelles françaises et inquiète profondément les chaînes télévisées, notamment TF1, M6 et Canal+, qui vont se retrouver concurrencées par un mastodonte de ce type de services…
Netflix et la vidéo à la demande, c’est quoi?
Netflix, c’est simple, c’est le paradis de la vidéo à la demande. Vous avez raté un film que vous vouliez à tout prix voir à la télévision? Pas de problème, Netflix vous le propose en streaming à tout moment de la journée, selon votre disponibilité.

Le streaming est rapide, la qualité de l’image excellente, et la facture raisonnable (7,99$ par mois, soit environ 6€ aux États-Unis). Pour la France, nous ne savons pas encore à combien s’élèvera ce service, ni comment il sera accessible.
Mais d’après L’express, Netflix aurait déjà contacté tous les fournisseurs d’accès internet français dans le but d’intégrer ce service dans les forfaits internet fixe et Orange ferait partie des favoris sur la liste.
Une adaptation nécessaire de l’offre pour la France
Alors que Netflix connaît un succès international et est déjà présent dans 40 pays, cet engouement de la population n’est pas partagé par les chaînes françaises suscitées qui ont contacté la ministre de la culture, Aurélie Filippetti, afin de libéraliser l’audiovisuel et leur permettre de se défendre face à ce monstre de la vidéo à la demande sur abonnement.
La ministre de la culture comprend la crainte des chaînes, et notamment celle de Canal+ qui propose pratiquement les mêmes services que Netflix. Elle a précisé dans une interview au JDD les conditions que Netflix devra respecter s’il veut s’implanter en France.
En effet, la France est très attachée à sa culture et à la diversité culturelle, Netflix devra donc proposer un programme tout aussi divers, intégrant des œuvres françaises et européennes. De plus, il devra participer à la production audiovisuelle française et européenne. Enfin, en France, les films ne peuvent pas être intégrés au catalogue dans les 36 mois après leur sortie en salles, alors que Netflix prône la possibilité de voir des films récents, ce qui risque de poser problème.
La France « donne donc du fil à retordre » à Netflix, et c’est sans compter l’attachement des français à la langue française. En effet, très peu de français sont habitués à regarder les séries américaines en version originale.
Nous savons qu’une partie de la population a tendance à télécharger en VO, mais il est impossible d’en connaître le nombre exact, et il est donc difficile de connaître l’ampleur de ce marché.
En tout cas, l’arrivée de l’entreprise pourrait faire bouger les lignes sur ce segment, et créer un nouveau mode de différenciation pour les FAI au sein de leurs offres triple ou quadruple play…
